Ou comment éviter le coup de blues au retour ?

1. Se préparer au retour : tout est dans la tête

 

On nous avait prévenu que le retour serait difficile, que le corps rentrerait en France mais que la tête resterait en Amérique et bien en ce qui nous concerne, je fais un tout autre constat. En effet nous ne sommes pas du genre à vivre au passé mais plutôt dans le futur enfin surtout pour moi, Yannis lui a cette capacité que je lui envie profondément à profiter de l’instant présent.

Et puis il faut dire aussi que nous avions vraiment très envie de rentrer. Non pas pour reprendre nos vies passées mais plutôt pour enfin se construire une vie à deux, une sorte de RESET décidé et réfléchi car aucun appartement, job ou autre occupation ne nous attendaient à notre retour et ça il fallait quand même s’y préparer ! Passer du statut d’Indiana Jones « en carton », faut quand même bien l’avouer, à celui de « bonjour je suis chômeur et j’habite chez mes parents » ferait un peu mal à l’ego !

 2. Finir son voyage en apothéose

 

C’est pourquoi nous avions d’ailleurs choisi de mettre un point final de manière figurée à cette longue aventure en passant le weekend à Iguazu pour finalement décoller de Rio pour Paris : une dernière heureuse et belle escapade en guise de dénouement! Ce que je recommande vraiment à tous les voyageurs, se prévoir une dernière cerise sur le gateau, un bouquet final pour mieux rentrer !

3. Il y aura d’autres expériences supra méga trop cool après le voyage

 

Du coup le plus compliqué à notre retour n’a pas été cette phase nostalgique dont on nous avait tant parlé mais plutôt le fait de se trouver dans une phase de transition : alors maintenant qu’est ce qu’on fait ? Comment mettons-nous en place nos nouveaux projets ? Faudrait peut-être penser à se trouver un appart ? Mais d’ailleurs où est-ce qu’on s’installe ? … Avoir cette impression de végéter alors que pourtant on déborde d’énergie ! Trouver une place en accord avec nos envies et cet environnement que l’on retrouve n’est pas si facile.

Alors attention un an d’absence n’a pas changé grand chose à notre vieux continent et ce voyage n’a pas été une introspection, nous n’avons pas fondamentalement changé, nous avions, j’aime à le penser, déjà une conscience plutôt aiguisée avant de partir.

Et pour l’avoir entendu des dizaine de fois : OUI le voyage est la plus belle expérience de notre vie mais POUR L’INSTANT et j’en suis persuadée ou sinon à quoi bon continuer ! Néanmoins il est vrai que désormais en plus de râler sur ce monde qui me déçoit très régulièrement nous pensons à comment nous pourrions agir. Nous tentons enfin de soigner nos schizophrénies entre valeurs sociales et culture du résultat et c’est un chantier énorme mais nous y travaillons dans la construction de cette nouvelle vie.

4. Prévoir un temps d’adaptation en rentrant

Je dirais que notre atterrissage s’est fait en douceur, nous avons principalement passé notre temps avec notre famille. Ce n’est pas que nous ne souhaitions pas voir les amis, c’est simplement que nous avions besoin de ce sas de décompression tous les 2 et puis de façon individuelle comme un retour aux sources, se poser pour réfléchir à l’après. Nous nous sommes donc octroyés de courtes vacances, je sais on ne se refuse rien après un an de vadrouille, chacun de notre côté, première séparation après voir vécu 24h/24 ensemble, avec nos proches respectifs. Une symbolique forte car le dernier lieu de villégiature visité ne se situe plus désormais sur le continent américain.

Normandie

Algérie

En ce qui concerne le blog comme vous avez pu le voir, nous avions décidé de prendre du recul arrivé en Colombie car cela nous prenait un temps précieux que nous souhaitions utiliser différemment : vivre et profiter plutôt que de raconter. Nous comptons néanmoins durant cette année le compléter car c’est un bon moyen d’utiliser nos photos et vidéos et puis si jamais ça peut en inspirer ou aider quelques uns.

 

Tout ces mots pour vous dire que :

WE ARE BACK !

Retour du voyage - blues - nostalgie

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